Audition de la Ministre Hélène Conway-Mouret

Hélène Conway-Mouret, Ministre déléguée chargée des Français de l’Étranger, a été auditionnée, mercredi 8 janvier dernier, par la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée Nationale. Elle a présenté son plan d’action pour l’enseignement du Français à l’étranger et répondu aux questions des députés.

Ci-dessous un extrait de l’audition :

« Quelques chiffres illustrent l’importance de notre dispositif. À la rentrée 2013, 320.000 élèves, dont plus de 200.000 élèves étrangers, sont scolarisés dans nos 488 établissements scolaires situés dans 130 pays. Si le nombre d’élèves scolarisés est celui d’une académie moyenne en France, l’enseignement français à l’étranger ne constitue pas, malheureusement, la 31ème académie.

Tous nos établissements sont pilotés ou accompagnés par un opérateur public, l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), placée sous la tutelle du ministère des affaires étrangères, et en collaboration avec de nombreux partenaires associatifs dont le plus important est la Mission laïque française (MLF).

Le réseau des établissements scolaires français à l’étranger est unique de par sa taille, son importance et son lien avec l’État. À titre de comparaison, 80.000 élèves sont scolarisés dans les écoles allemandes, 40.000 dans les écoles espagnoles et 30.000 dans les écoles italiennes. Quant aux écoles anglaises et américaines présentes dans tous les pays du monde, elles sont privées et ne sont donc pas organisées en réseau.

Nos établissements, bien que très majoritairement privés et par conséquent payants, constituent une projection hors de nos frontières de notre système éducatif puisqu’ils sont tous soumis à une procédure d’homologation qui atteste leur conformité aux programmes, aux objectifs pédagogiques et aux règles applicables aux établissements publics d’enseignement en France.

Le contexte local étant naturellement pris en compte, chaque établissement adopte des modalités particulières en ce qui concerne la mise en œuvre des programmes, notamment d’histoire et géographie, le contrôle des corps d’inspection, les objectifs pédagogiques comme le multilinguisme, l’aménagement du calendrier et des rythmes scolaires - ainsi la rentrée scolaire, dans l’hémisphère sud, a lieu en mars et non en septembre - dans le respect du volume annuel des heures d’enseignement.

Les établissements privés sont gérés par un comité de gestion. L’État français n’a pas, à l’étranger, une obligation de scolarisation envers ses ressortissants. Un amendement parlementaire a d’ailleurs modifié, lors de l’examen du projet de loi de programmation et d’orientation pour la refondation de l’école, l’article L. 452-2 du code de l’éducation qui précise désormais que les missions de l’AEFE sont conditionnées par les capacités d’accueil des établissements.

Notre politique éducative extérieure dépasse largement le cadre des établissements français à l’étranger puisque la langue française est utilisée dans le cadre de l’enseignement de diverses disciplines, souvent basé sur des pédagogies privilégiant le raisonnement à l’accumulation de savoirs. L’enseignement bilingue francophone dans les systèmes éducatifs étrangers concerne près de 2 millions d’élèves, majoritairement en Europe. »

Retrouvez l’intégralité de son intervention sur le site de l’Assemblée Nationale :

http://www.assemblee-nationale.fr/14/cr-cedu/13-14/c1314020.asp#P2_66

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publié le 04/02/2014

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