Ezrah Gigandet, un Français impliqué dans les associations de mémoire

Découvrez le portrait et l’interview d’Ezrah Gigandet, qui à seulement 19 ans, est l’un des plus jeunes Français impliqués dans les associations du souvenir.

Le nom Gigandet peut sembler familier aux Français de la région de Verviers. C’est en effet Roger Gigandet, délégué local du souvenir Français pour le secteur qui supervise l’organisation des commémorations et hommages militaires à Verviers. Mais nous parlons ici d’un autre Monsieur Gigandet, Ezrah, fils de Roger, tout aussi impliqué dans les commémorations, à seulement 19 ans ! Ezrah, encore étudiant, est ainsi porte-drapeau et membre de l’organisation des commémorations. De par son implication personnelle pour sa ville et pour sa patrie d’origine, la France, il a ainsi été décoré de la médaille du Souvenir français, fait exceptionnel pour son jeune âge. Retour sur le parcours atypique de ce jeune-homme :

- Pouvez-vous-vous présenter en quelques mots ?

JPEGJe m’appelle Ezrah Gigandet et j’ai 19 ans. Je suis actuellement au lycée à Verviers, puis je souhaite aller à Liège afin d’effectuer une formation d’agent de sécurité et de rentrer ensuite à l’Ecole de Police.

Je fais également partie de l’association du Souvenir Français (association conservant et entretenant la mémoire de celles et ceux morts pour la France - Note du Consulat) et participe activement aux commémorations militaires à Verviers.

- Quand votre famille est-elle arrivée en Belgique ?

Nous sommes arrivés il y a 15 ans. Je ne m’en souviens pas du tout, je suis né en France mais j’ai toujours vécu en Belgique. Je suis donc un peu belge sans l’être !

- Quelles sont aujourd’hui vos attaches avec la France ?

J’ai de la famille en France et je m’y rends régulièrement.

Même si j’ai grandi en Belgique et que ma mère est néerlandaise je me sens vraiment français, car j’y suis né et que j’ai toujours baigné dans la culture française. Depuis tout petit je suis impliqué dans le milieu associatif du souvenir français. Cet engagement patriotique m’a été transmis par mon père, qui est aumônier des armées et délégué général adjoint du Souvenir français pour la Belgique.

- Comment décririez-vous votre engagement dans le milieu associatif ?

Je participe régulièrement à des commémorations de batailles ayant eu lieu sur le sol belge et en hommage aux soldats morts pour la France en tant que porte-drapeau. Je m’occupe aussi parfois de la mise en place de la sonorisation lors de ces cérémonies.

Je prends part à des évènements du Souvenir français mais aussi d’associations belges locales à Verviers. Je m’investis à peu près une fois par mois dans de tels évènements.

- Pouvez-vous nous décrire vos rapports avec l’ambassade et le consulat de France ?

Tout se passe très bien ! J’ai pu rencontrer le Consul général et l’Ambassadeur à Verviers lors de commémorations et j’ai récemment participé à la fête du 14 juillet organisée à Verviers. Je suis bien sûr inscrit au Consulat et m’y rend pour réaliser mes démarches administratives.

- Vous avez été décoré de la médaille du souvenir français, c’est incroyable à votre âge…

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Je n’étais pas au courant ! Pour un projet de classe, j’ai choisi de réaliser un prospectus sur le Souvenir français à Verviers. C’est pour cette réalisation que j’ai été décoré. Mon père en a fait la demande mais a gardé le secret, et c’est lors du 14 juillet à l’Hôtel de Ville de Verviers que j’ai appris que j’allais être décoré et cela s’est fait le jour même !

- Observez-vous des différences d’appréhension et de traitement de la mémoire entre la France et la Belgique ?

Je ne me suis jamais rendu en France pour une cérémonie commémorative, mais je trouve le traitement du souvenir en Belgique bien mis en place. Le prochain défi est de motiver les plus jeunes à prendre part au Souvenir. Je trouve que c’est une bonne méthode d’inviter des classes pour qu’elles participent à des manifestations et j’essaye parfois à mon niveau d’impliquer des connaissances.

Les responsables actuels des associations relatives à la mémoire française sont fiers de voir des jeunes s’y engager. Ils passent ainsi clairement le flambeau pour que les plus jeunes perpétuent cette mémoire.

- Envisagez-vous de prolonger votre séjour en Belgique ? une nouvelle expatriation ou un retour en France serait-il une option ?

Seulement pour les vacances ! Je me vois vivre en Belgique. J’aimerais intégrer les forces de police belges et ai l’intention de demander la nationalité belge. Mais cela ne remet pas en cause mon identité française et je pense également continuer mon implication dans le souvenir français à Verviers.

- Le mot de la fin, quels conseils pouvez-vous donner aux Français qui arrivent en Belgique ?

Je pense qu’il est facile de s’intégrer en Belgique, les gens sont très accueillants !

- Et a ceux qui voudraient s’impliquer dans le Souvenir français ?

J’encourage tout le monde à aller aux manifestations, à participer aux commémorations. Il ne faut pas hésiter à se rendre sur place et à demander si vous voulez vous impliquer. Et puis pour plus d’informations, il y a le site du Consulat de France !

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publié le 22/08/2016

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