Le Souvenir Français en Belgique

« A nous le souvenir, à eux l’immortalité », présentation du Souvenir Français et interview du lieutenant-colonel (h) Claude MICHEL, Délégué général du Souvenir Français pour la Belgique

Français de Belgique et amis de la France, pour rendre hommage à ceux qui sont morts pour la France, n’hésitez pas à rejoindre le Souvenir Français, et à participer aux manifestations qu’il organise !

Le Souvenir Français compte 200.000 adhérents et affiliés, femmes et hommes de tous âges et de toutes origines professionnelles ou sociales, présent dans tous les départements de France Métropolitaine et d’Outre Mer, et dans 68 pays étrangers.

La Délégation Générale du Souvenir Français pour la Belgique, animée par le Lieutenant-Colonel Claude Michel (h), est l’une des 68 délégations du Souvenir Français, présentes à l’étranger.

Présentation du Souvenir Français en Belgique

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Au cours des siècles, la Belgique fut fréquemment le théâtre des guerres européennes auxquelles prirent part les armées de la France : 35.000 soldats français, tombés sur le sol belge au cours des deux derniers conflits mondiaux, reposent encore dans 116 nécropoles, carrés militaires et cimetières communaux de Belgique.

En étroite collaboration avec le Consulat Général, qui a la responsabilité de la gestion des cimetières militaires français, le Souvenir Français a pour mission :

  • de conserver la mémoire en Belgique de ceux et celles qui sont morts pour la France, ou qui l’ont honorée par de belles actions, en participant aux commémorations qui leur rendent hommage, et en s’assurant que leurs tombes ainsi que les monuments élevés à leur gloire sont bien entretenus.
  • de transmettre le flambeau de la mémoire combattante aux jeunes générations successives en leur inculquant, par le maintien du souvenir, le sens du devoir, l’amour du pays et le respect de ses valeurs.

Pour représenter le Souvenir Français à travers toute la Belgique, un réseau de délégués locaux vient d’être mis en place. Adhérents au Souvenir Français, les délégués locaux sont généralement déjà membres d’une association de parrainage de tombes, d’un comité patriotique franco-belge de la mémoire ou d’une société de recherches historiques. Ils acceptent de témoigner concrètement de leur engagement en représentant le Souvenir Français auprès de leurs mouvements et auprès des autorités de leurs propres communes. La liste des délégués locaux du Souvenir Français figure sur le site du Consulat.

Des liens étroits se créent ainsi entre le Souvenir Français et les associations belges de la Mémoire, mais aussi avec les délégations départementales en France et avec les associations et fédérations françaises d’anciens militaires, en France et en Belgique.

Les nombreux contacts de la délégation, grâce au réseau des délégués locaux et de leurs associations, permettent d’identifier de nouvelles tombes, de retrouver d’anciens monuments tombés en déshérence, ou d’apprendre des faits héroïques et émouvants souvent méconnus du grand public. Ils lui permettent également de répondre aux questions des familles qui essaient de retrouver la trace d’un de leurs parents disparu au combat en Belgique.

Chaque fois que possible, le Lieutenant-Colonel Michel essaie d’obtenir la participation des élèves des écoles aux cérémonies patriotiques locales (et d’y associer leurs parents),la transmission de la mémoire étant la préoccupation majeure de la Délégation Générale du Souvenir Français pour la Belgique.

Pour manifester la présence française aux cérémonies franco-belges du souvenir, elle invite systématiquement les anciens combattants français de Belgique avec leurs drapeaux, réunis au sein de l’Union des Sociétés Militaires Françaises de Belgique, et leur en est reconnaissante pour leur assiduité et leur dévouement.

Centenaire de la première guerre mondiale

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En 2013, la principale préoccupation de la Délégation Générale du Souvenir Français pour la Belgique est la préparation des cérémonies qui commémoreront le Centenaire du début de la Première Guerre Mondiale.

La Délégation Générale et les délégués locaux participent activement aux projets de commémoration de la "Bataille des Frontières", de la "Course à la Mer", et des combats de la région de Nieuport, Dixmude et Ypres :

  • en Province du Luxembourg, à Ethe-Virton (avec la fondation MERCi et « Sur les pas de la Mémoire », en relation avec les délégations générales de l’Orne et de Lorraine)
  • à Neufchâteau et Tintigny/Rossignol/Bellefontaine (avec la FNAOM/ ACTDM des Troupes de Marine et le département des Ardennes)
  • à Anloy, Maissin, Bertrix (avec la fondation MERCi, avec « Mémoire 82 » du Tarn & Garonne et les associations de Vendée).
  • en Province de Namur et du Hainaut (avec l’asbl « Centenaire 14-18 en Val de Sambre » qui regroupe les entités de Sambreville-Tamines, Aiseau-Presles, Fosses-la-Ville et Mettet, auxquelles viennent de s’associer les cercles et entités de la Coordination de la Haute Sambre, jusqu’à Maubeuge).
  • en Flandre Orientale et Occidentale, où plusieurs projets se développent pour commémorer l’intervention de l’armée française :

- « De l’Escaut à l’Yser », projet d’hommage aux fusiliers-marins français piloté par le COMIFUSMAR, qui regroupe de nombreuses associations françaises et belges ainsi que les villes de Melle(Gand) et Dixmude ;

- « L’hiver oublié de 1914 » à Zonnebeke, avec le concours du musée « Memorial Passchendaele » ;

- hommage aux fusiliers-marins, aux Zouaves et aux Chasseurs d’Afrique, avec le comité de Nieuport.

De nombreux projets sont encore à l’étude, dans la région du Westhoek et de Ypres, où les combats firent rage pendant toute la guerre, et où se trouve la nécropole française de Saint-Charles de Potyze.

Le Souvenir Français, dans la mesure de ses possibilités, participera également aux commémorations nationales organisées par la Belgique en 2014.

La Délégation Générale du Souvenir Français pour la Belgique a diffusé l’information disponible à ce jour à l’ensemble des Comités Départementaux du Centenaire et aux Délégations Générales du Souvenir Français en France, pour les inviter à participer aux cérémonies de Belgique.

1940-1944

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La préparation du Centenaire de la Première Guerre Mondiale ne doit pas faire oublier pour autant les combats héroïques de l’Armée Française en Mai 1940 :

- première bataille de chars de l’histoire à Jandrain/ Orp-Jauche et autour de Hannut, commémorée chaque année par les comités du Parrainage des tombes.

- La bataille de Gembloux, commémorée à Cortil-Noirmont, à la nécropole de Chastre et à Gembloux, sous l’égide du Comité franco-belge.

- Les combats retardateurs de Court-St Etienne et de Baulers-Nivelles

- la bataille de La Rocq à Seneffe, point de franchissement du canal de Charleroi.

La délégation entend également honorer la mémoire des résistants français, des SAS et autres combattants de l’ombre tombés en Belgique en 1944-45, dont le 70e anniversaire sera bientôt célébré lui aussi.

Interview du lieutenant-colonel (h) Claude MICHEL, Délégué général du Souvenir Français pour la Belgique

Mon Colonel, vous êtes le délégué général du Souvenir français pour la Belgique depuis mars 2012, après avoir été délégué général adjoint pendant 5 ans. Depuis combien de temps êtes vous en Belgique ? Qu’est-ce qui vous a conduit en Belgique ?

En fait, je suis né en Belgique, il y a tout juste 70 ans. J’ai été élève au Lycée Français de Belgique (lorsqu’il était encore au boulevard Poincaré et ne s’appelait pas encore Lycée Jean Monet), puis à Janson de Sailly à Paris. Ingénieur diplômé de l’École Centrale de Lille, je comptais faire carrière en France.

Après avoir travaillé 10 ans à Paris chez Procter & Gamble France dans les ventes, la distribution et les achats, la société me transféra en 1980 à son centre européen...de Bruxelles. Retour aux sources !

J’y fis tout le reste de ma carrière : participant à la création d’une organisation européenne des achats, et plus tard, avec diverses responsabilités pour l’Europe, l’Afrique et le Moyen Orient. Cela m’a permis de beaucoup voyager, notamment en Égypte et au Maroc, dans les pays arabes, en Europe de l’Est et en Russie. C’était passionnant !

Malgré vos responsabilités professionnelles très prenantes, vous avez pu faire également une carrière militaire dans la Réserve. Quel a été votre parcours ?

Après mes études d’ingénieurs, je suis sorti sous-lieutenant de l’École d’Application des Transmissions en 1967 et j’ai fait mon service militaire dans les Troupes de Marine à Saint Malo. Ce fut une expérience extrêmement enrichissante sur le plan humain. C’était un milieu que je ne connaissais pas du tout... la Coloniale ! l’arme de tous les héroïsmes et de toutes les abnégations, comme disait le Maréchal Lyautey. Un service militaire actif, qui m’a donné l’esprit de défense, l’envie de défendre mon pays.

Après mon service, je fus affecté au 54e RIMa à Pontoise, régiment de Réserve de 2e catégorie. Je fis les stages de franchissement de grade à l’École d’Application de l’Infanterie. J’étais Officier Opération à l’Etat-Major du régiment, lorsque je fus transféré professionnellement à Bruxelles.

A Bruxelles, on me demanda de prendre la direction du CEPR (Centre d’Entraînement et de Préparation des Réserves), nouvellement créé pour la Belgique et les Pays-Bas et dépendant de la 21e DMT à Lille. C’est là que je fis la connaissance des officiers et sous-officiers français, réservistes comme moi et résidant en Belgique. Plus tard, avec l’âge et la réduction des effectifs, je fus admis dans l’Honorariat.

Qu’est-ce qui vous a amené au Souvenir Français ?

Je cotisais depuis de nombreuses années déjà au Souvenir Français, lorsque le Colonel Marchand, mon prédécesseur, me proposa de devenir délégué général adjoint. Vous savez, lorsqu’on est français de l’étranger, on a envie de servir la France. L’éloignement vous donne un sentiment d’appartenance à la communauté nationale peut-être encore plus grand que lorsqu’on a toujours résidé en métropole. Ayant envie de continuer à servir mon pays, d’honorer la mémoire de ceux qui ont donné leur vie pour la patrie, mais aussi passionné par l’Histoire européenne et ayant de bonnes connaissances militaires, j’ai tout de suite accepté.

J’ajouterais que la Belgique est ma seconde patrie et que je me suis toujours efforcé, tant en France qu’en Belgique, de renforcer les liens d’amitiés qui unissent nos deux pays.

Quelles sont vos priorités pour le Souvenir Français en Belgique ?

Il me semble important d’augmenter le nombre de nos adhérents actifs en Belgique, surtout parmi les Français de Belgique. Ceux-ci souvent ne savent pas ce qu’est le Souvenir Français.

La transmission de la mémoire aux jeunes générations est pour moi une priorité. Avec le temps, les anciens combattants seront de moins en moins nombreux. Il faut que la mémoire perdure et que les jeunes reprennent le flambeau. Je pense notamment aux jeunes du Lycée Français, dont je suis un ancien élève.

Enfin, comme dans toute association, il faut former ses successeurs. J’espère que parmi nos délégués locaux ou tout simplement parmi nos adhérents, certains montreront les qualités requises pour être nommés par Paris, devenir des délégués généraux adjoints et prendre ma succession. Pour la Belgique, il faut plusieurs adjoints.

Je voudrais également souligner l’excellente collaboration que nous avons avec le Consulat Général et avec l’Ambassade. Cela nous est tout à fait indispensable.

publié le 18/08/2015

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