Les victimes militaires du combat d’Anloy

Les combats d’Anloy ont fait 1 750 morts parmi les soldats français et allemands (1150 Français pour 600 Allemands) et de nombreux blessés. Dans les jours qui ont suivis, les victimes ont été inhumées là où elles sont tombées avant d’être rassemblées dans des cimetières militaires à la fin de la guerre

Des milliers d’hommes morts au combat sont inhumés sommairement après la bataille, souvent à l’endroit où ils sont tombés, afin d’éviter une épidémie due à la chaleur torride et au nombre impressionnant de soldats morts mêlés aux cadavres de chevaux. Les Français s’étant repliés, les Allemands réquisitionnent la population civile des villages pour creuser des fosses communes sur les champs de bataille. Les tombes pouvaient contenir jusqu’à 40 hommes et étaient disséminées sur les lieux des combats. Les officiers allemands avaient des tombes individuelles ou étaient ensevelis dans les cimetières communaux.
Les soldats blessés durant les combats sont recueillis dans l’église, les écoles et les maisons d’Anloy. Ils sont ensuite emmenés vers les « lazarets » (hôpitaux militaires) de Libin, Saint-Hubert et Libramont. Ceux qui ne survivent pas sont enterrés dans des cimetières provisoires, à proximité du « lazaret » ou dans les cimetières communaux.

Afin de regrouper les corps des victimes françaises et allemandes, l’administration allemande organise la construction de nécropoles militaires sur le territoire de la Belgique, à partir de 1916. Les communes doivent céder gratuitement les terrains et assurer « à perpétuité » l’entretien de ces sites.

En province de Luxembourg, Ludwig Paffendorf, architecte allemand, est chargé de dresser les plans de 42 nécropoles, dont 3 cimetières pour les victimes du combat d’Anloy : Anloy-Bois, Anloy-Bruyères et Jéhonville-Bruyères. D’autres nécropoles, plus petites, seront également érigées.

Les travaux pour les deux cimetières situés à Anloy débutent à la fin de l’année 1916. L’inauguration officielle des cimetières a lieu le 16 juin 1918 par les Allemands, en présence du duc de Hesse et du gouverneur militaire de la Belgique. Le même jour, ils inaugurent également trois cimetières à Maissin.

Le cimetière d’Anloy-Bruyères (Anloy-Heidenfriedhof) au lieu-dit « du Chène », sur la route de Framont, rassemble 661 soldats français et 360 soldats allemands. Le cimetière d’Anloy-Bois (Anloy-Waldfriedhof) au lieu-dit « Bolichai » ou « Trou du Bouc », qui regroupait 373 Français et 103 Allemands, sera désaffecté en 1958.

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publié le 07/05/2015

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