Rencontre avec M. Dominique Bazelaire - Consul honoraire de France à Namur

Dominique Bazelaire est Consul honoraire de France à Namur. Il représente dans la ville et dans le reste de la province éponyme le Consulat général et vient en aide à nos compatriotes dès que faire se peut. M. Bazelaire, namurois de cœur, d’une jovialité à toute épreuve, a bien voulu répondre à nos questions lors de notre dernière permanence consulaire à Namur.

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Pouvez-vous vous présenter en quelques mots et revenir sur votre parcours ?
Consul honoraire de France à Namur depuis 2 ans, je suis né en France de parents français. Nous vivons à Namur depuis 1955, année où mon père est venu dans cette ville et s’y est installé comme commerçant. J’ai repris par la suite une partie de son commerce. A l’heure actuelle, je suis responsable de sa boutique, qui porte toujours notre nom depuis 1955.

Qu’est-ce qui vous a amené à devenir Consul honoraire ?
On m’a demandé si je voulais l’être (rires), je n’en avais pas fait de demande expresse. Je succède de fait à Madame Honhon qui était Consul Honoraire pendant 17 ans et qui a œuvré de manière exemplaire dans sa fonction. Elle a été extraordinaire pour nos compatriotes et ses attributions lui permettaient de réaliser certaines démarches administratives envers nos compatriotes : elle pouvait ainsi renouveler les documents d’identité et passeports ; recevait toutes les semaines une valise diplomatique contenant les documents d’identité… De son temps, ces démarches étaient possibles, et elle s’est impliquée le plus possible pour aider l’ensemble de nos compatriotes.
A ce moment-là, j’étais président de l’Union Française de la Province de Namur à la demande de M. Leymarie. Je m’occupais et m’occupe toujours depuis 24 ans de l’organisation du 13 juillet à Namur, qui est l‘équivalent du 14 juillet, notre fête nationale. Ne dit-on pas d’ailleurs que la fête se fête la veille ? (rires)

Comment se déroulera le 13 juillet cette année ?
Nous gardons toujours le même programme : des dépôts de gerbes et une commémoration à Salzinnes, près de Namur, à la stèle franco-belge. Nous allons ensuite au grand cimetière de Belgrade, dans la banlieue namuroise, où nous déposons sous les Hymnes nationaux, les gerbes de remerciements à nos soldats disparus belges et français.
Nous recevons ensuite les autorités dans les jardins du Maïeur : i l y a toujours entre 150 et 300 participants en fonction du jour de la semaine et de la météo (rires).
Ensuite il y a le côté festif, fête nationale oblige, avec un banquet soit sur un bateau voguant sur la Meuse, soit dans un restaurant de Namur (cette année ce sera à « La Brasserie François »).

Pouvez-vous nous parler de Namur et des Français de Namur ?

Les Français de Namur sont nombreux : nous sommes environ 4000 Français et binationaux. Tous les Français ne sont pas forcément adhérents de l’association des Français de Namur (l’Union Française). Il y avait dans le temps une activité dont je regrette la disparition : tous les jeudis, dans une brasserie namuroise près de la gare, se tenait un rendez-vous des Français. Mon père s’en était fortement occupé à l’époque et s’y rendait tous les jeudis pour discuter entre compatriotes. Ces réunions ne se font plus et c’est bien dommage ; le projet de les remettre en route est à l’étude.

Quels sont vos attaches avec la France et vos rapports avec le Consulat général ?
Toute ma famille est encore en France. Mon frère, mes enfants et moi-même sommes les seuls Bazelaire en Belgique ! Sans oublier de mentionner un petit-cousin de Bordeaux, qui a convolé avec une Courtraisienne et qui est installé à Kortrijk où il est très actif avec la communauté française du coutraisis !
Au niveau de mes rapports avec le Consulat, j’essaie de m’y rendre aussi souvent que possible dès que nous recevons des invitations pour des évènements aussi bien culturels qu’économiques. J’ai d’ailleurs noué de très bons rapports avec les Consuls honoraires de toutes les autres villes de Belgique.

Auriez-vous un conseil à donner aux Français qui veulent s’installer à Namur ou dans la province ?
Il faut s’intégrer. Namur n’est pas une ville où l’on s’intègre si facilement que cela, comme toutes les villes provinciales d’ailleurs. S’intégrer permet d’éviter à terme des situations d’isolement dans sa propre ville d’accueil. Mais il faut également s’intégrer dans la communauté française de Namur : j’invite donc les Français à venir participer à notre 13 juillet, ouvert à tous, gratuit pour les Français comme pour les Belges. Et je trouve que c’est là un beau moyen de se retrouver !

Cet entretien a été réalisé à l’occasion d’une permanence consulaire à Namur dans les locaux du Palais des congrès, qui nous ont été aimablement prêtés par les autorités belges pour recevoir nos compatriotes.

publié le 13/07/2015

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