Rencontre avec Tina Turay-Benoît - Déléguée ESCP Alumni Europe

Tina Turay-Benoît, toulousaine radieuse et dynamique, est membre du bureau de l’association ESCP alumni à Bruxelles, association d’anciens élèves de l’école de commerce ESCP Europe.

Travaillant au centre de formation Horeca (liée au domaine de la restauration et de l’hôtellerie) de Bruxelles, elle est aussi pleinement impliquée dans le milieu associatif français en Belgique. C’est avec gentillesse et convivialité qu’elle a bien voulu répondre à nos questions et revenir sur son parcours et son association sur son lieu de travail.

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-Pouvez-vous vous présenter en quelques mots et revenir sur votre parcours ?

Cela fait maintenant sept ans que je réside en Belgique, je suis originaire de Toulouse, où j’ai suivi des études de droit. J’ai toujours travaillé en parallèle de mes études et j’ai commencé ma carrière professionnelle en tant que juriste à Paris dans une entreprise de télécommunication. C’est là que je me suis aperçu que le contact humain me manquait beaucoup. J’ai laissé le droit et me suis réorienté vers le secteur bancaire. J’ai ensuite fini par m’orienter vers le marketing et c’est comme cela que j’ai intégré l’ESCP Europe en 2007. J’y ai fait un Master spécialisé dans le marketing et la communication et me suis installée par la suite en Belgique en suivant mon mari. J’ai fait, comme beaucoup de Français nouvellement installés ici, la navette entre Paris et Bruxelles pendant un certain temps. Je me suis ensuite installée en Belgique, définitivement peut-être pas mais en tout cas pour un bon moment (rires).

-Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est l’ECSP alumni et votre rôle dans cette association ?

L’ESCP Europe est une grande école de commerce qui est même la plus ancienne au monde, fondée en 1819. Avec HEC et l’ESSEC, nous sommes sous l’égide de la Chambre de Commerce Paris-Ile de France. Nous organisons des évènements au moins une fois par mois pour les anciens de l’ESCP Europe qui vivent en Belgique. Ces évènements sont de natures variées : des diners, des conférences sur des thèmes divers ( « private banking » (banque privée), lobbying, etc), ou encore des ateliers interactifs. L’objectif étant de proposer différentes activités à nos membres et faire en sorte qu’ils aient l’occasion de se rencontrer, et de créer des liens. Nous accueillons et accompagnons également les nouveaux arrivants en Belgique en les renseignant sur le marché du travail, les spécificités des contrats de travail belges, etc. Cette mise en relation entre les nouveaux arrivants et les professionnels du secteur facilite notamment leur recherche éventuelle d’emploi.
Je forme avec deux autres collègues, Iris Mariano et Aurore Versèle, le bureau des délégués ESCP alumni. Notre rôle est d’organiser des événements, établir des partenariats avec des intervenants qui animent nos conférences. Nous avons par exemple apporté des conseils récemment à un ancien de l’association qui habitait au Cambodge et venait s’installer en Belgique.

-Combien votre association compte-elle de membres ?

Nous avons un peu plus de 340 inscrits en Belgique, mais tous ne viennent pas systématiquement à nos évènements. Les diners informels rassemblent une quarantaine de personnes, par exemple. Deux à trois fois par an, des évènements encore plus importants avec plus de 150 participants sont également organisés. L’ESCP Alumni à Bruxelles est en étroite collaboration avec les associations d’anciens élèves (alumni) d’HEC et de l’ESSEC et cela nous permet de mettre en commun nos ressources et nos compétences.

-Comment vous faites-vous connaître auprès des anciens élèves de l’ECSP qui arrivent en Belgique ?

Au siège de l’école et de l’alumni à Paris, il existe un réseau d’anciens mais également un site internet qui reprend les différentes associations alumni ESCP qui existent dans le monde. L’atout des écoles de commerce actuellement est de pouvoir tisser et maintenir un lien fort et étendu sur lequel nous pouvons nous appuyer à tout moment. De nombreux expatriés dans un pays étranger ont d’ailleurs le réflexe d’aller consulter le site internet de l’alumni ESCP pour connaître les coordonnées du bureau local. Le bouche à oreille fonctionne également très bien.
Enfin, nous sommes également référencés sur le site du Consulat de France à Bruxelles et présents sur le réseau social LinkedIn.

-Quelles sont les liens existants entre votre association et les autorités françaises en Belgique ?

Nous avons eu l’occasion d’être sollicité par le Consulat général pour la participation à un forum des associations françaises en Belgique. Cet évènement a permis de rencontrer d’autres membres d’associations françaises et de tisser du lien entre notre communauté, notamment via des tables rondes fortes utiles.

-Quelles sont les difficultés qu’éprouve votre association ?

Nous ne rencontrons pas véritablement de difficultés mais nous avons des objectifs que l’on aimerait atteindre. Beaucoup de belges ont suivi un cursus à l’ESCP mais lors de leur retour en Belgique, peu entretiennent des liens avec l’alumni. Nous nous efforçons donc de communiquer avec eux et nous avons aujourd’hui de plus en plus de membres belges dont Aurore Versèle, faisant partie du bureau de l’association.

-Gardez-vous des liens étroits avec la direction de l’ESCP ?

Nous pouvons toujours en cas de besoin faire appel au siège à Paris. Nous avons participé début janvier à un salon sur les écoles et les études, organisé au sein du Lycée Français Jean Monnet à Bruxelles. Nous avons pu à cette occasion avoir le soutien de la direction à Paris pour nous fournir des brochures et de la documentation à destination des élèves et de leurs parents. Bruxelles est proche de Paris mais nous nous sentons malgré tout ici au carrefour de l’Europe.
Nous bénéficions également de l’aide des Chambres de commerce. La représentation auprès de l’Union Européenne de la Chambre de commerce de Paris-Ile de France accueille souvent nos évènements.

-Entrainez-vous des liens avec les autres alumni à l’étranger ?

En raison de la distance, nous n’entretenons pas de liens directs avec les autres alumni partout dans le monde mais nous nous enrichissons de leurs expériences à travers nos membres qui voyagent beaucoup. Nous sommes toujours ouverts aux échanges. Notre communauté française en Belgique est très active et ce n’est pas prêt de s’arrêter !

-Quels conseils donneriez-vous aux Français qui souhaitent s’installer en Belgique et aux anciens élèves d’ECSP qui arrivent en Belgique ?

Ne croyez pas que si on parle Français ici, la Belgique fonctionne comme la France. Tous ceux qui vivent en Belgique s’en rendent rapidement compte. De très nombreuses associations françaises existent en Belgique dans des domaines très variés, alors n’hésitez pas à les rapprocher. Bien que proche géographiquement de ma France, c’est toujours un plus de pouvoir s’entraider au-delà de nos frontières.

Cet entretien a été réalisé dans les locaux de deux organismes : Horeca formation Bruxelles et le Centre de Référence Professionnel Bruxellois pour le secteur Horeca (Horeca Bipro). Ce sont deux organismes créés par les différents acteurs de l’emploi et de la formation à Bruxelles. Ce secteur d’activité est identifié comme indispensable pour les bruxellois puisque plus de 29000 personnes travaillent dans l’Horeca sur la région de Bruxelles et on compte plus de 6000 établissements Horeca. Près de 3000 personnes participent chaque année aux formations données en ces lieux.

publié le 27/07/2015

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